Telefónica : ia et réduction des coûts, une stratégie de survie

Le géant espagnol des télécommunications, Telefónica, dévoile ses chiffres du premier trimestre 2026, une période marquée par une transformation radicale, portée par l’intelligence artificielle et une restructuration agressive. Les actions bondissent de 5%, un signal clair de la confiance des investisseurs.

Une ia agéntique au cœur de la révolution

L’ia Agéntica, une véritable avancée technologique, est désormais au centre de la stratégie de Telefónica. L'automatisation des réseaux est non plus une ambition lointaine, mais une priorité opérationnelle. Un virage audacieux pour optimiser l’efficacité et, surtout, contrôler les coûts - un impératif dans un contexte économique incertain.

Des pertes importantes, mais une reprise en vue

Des pertes importantes, mais une reprise en vue

Malgré une perte nette de 411 millions d’euros, due en grande partie à la cession d’activités en Amérique latine, le groupe affiche des signes de reprise. Les revenus du segment B2B progressent de 19%, témoignant d’une demande soutenue pour les services digitaux. Le chiffre clé : 8,127 milliards d’euros de revenus totaux.

Vers une réseau autonome et zéro toucher

Vers une réseau autonome et zéro toucher

Le programme ‘Autonomous Network Journey’ vise à propulser l'autonomie des réseaux. Telefónica ambitionne d'atteindre le niveau 4 de l'autonomie d'ici 2030, déjà opérationnel avec une douzaine de cas d'utilisation de niveau 4. Des initiatives comme CorrelAxis au Brésil, qui réduit de 6% les interventions sur le terrain, illustrent la puissance de cette approche. L’opérateur mise sur la GenAI pour une cohérence accrue des données opérationnelles et une résolution plus rapide des incidents. Le ratio sur les dépenses d'investissement (CAPEX) est désormais inférieur à 10,7% des revenus, un signe de discipline financière.

Un b2b en expansion et une dette en diminution

Un b2b en expansion et une dette en diminution

Le segment B2B, moteur de croissance du groupe, enregistre une hausse de 5,7% de ses revenus, principalement grâce aux services digitaux (cybersécurité, cloud, IoT). La dette nette est réduite de 6,3%, reflétant une gestion financière rigoureuse. L'endettement se stabilise à 25.342 millions d'euros.

Emilio Gayo :