Russie : l'orlan-10, une menace croissante pour l'ukraine
La Russie, experte dans la manipulation de la technologie, ne cesse de surprendre. Des drones kamikazes équipés de Raspberry Pi aux palombes transformées en drones vivants, en passant par la compétition directe avec Starlink via Argus en haute atmosphère, les capacités de Moscou sont de plus en plus inquiétantes.
Le nouveau pivot : le portadrones orlan-10
L'Ukraine, quant à elle, fait preuve d'une résilience impressionnante, déployant des systèmes anti-drones efficaces et des tactiques capables de neutraliser des hélicoptères avancés. Cette fois, la Russie mise sur l'Orlan-10, un portadrones qui s'impose comme un véritable problème pour les forces ukrainiennes.
Il lance des nuées de drones FPV à différentes distances, rendant leur interception particulièrement complexe. Cette arme, désormais perçue comme aussi redoutable que les Shahed-136 de l'Iran, pourrait véritablement bouleverser l'équilibre de la guerre.

De la reconnaissance à la puissance de frappe
Officiellement, le simple fait de voler un drone sans autorisation déclenche une réaction immédiate de la Garde Civile, armée d'un système de détection et de destruction. Le « drone-mère » russe, l'Orlan-10Mikhail Lyganov, repousse les limites de l'espace aérien ukrainien.
Ce qui est réellement nouveau, ce n'est pas le dispositif lui-même, mais sa reconfiguration. Face à l'électronique russe, il a été modifié pour devenir une plateforme de lancement de drones kamikazes. Capable de transporter et de déployer ces FPV, l'Orlan-10 présente un rayon d'action de 120 à 150 kilomètres, un avantage significatif pour le barrage d'attaques qu'il permet. Selon Matthew Loh de Business Insider, le drone dispose d'une capacité de programmation accrue pour lancer les FPV plus près de la cible, réduisant ainsi les risques d'erreur. Cette stratégie permet également de les éloigner des interférences électroniques.

Une adaptation technologique fulgurante
Serhii “Flash” Beskrestnov, conseiller en drones pour le ministère de la Défense ukrainien, souligne que des tests d'attaques en vol ont déjà été effectués avec succès, marquant une évolution décisive. Il s'agit d'une innovation qui pourrait inspirer de futurs développements. Et ce n'est pas tout : le système CLAK permet désormais aux drones de naviguer sans GPS ni caméra, grâce à de nouvelles technologies.

La stratégie du répétiteur aérien
L'Orlan-10 opère désormais comme un répétiteur de signal, analogue aux répéteurs WiFi pour étendre la couverture internet. Cette capacité rend le drone difficile à abattre et renforce la connectivité des drones déployés sur le champ de bataille. L'Institute for the Study of War souligne que la saturation des environnements par ces drones augmente considérablement leur efficacité. Malgré les efforts de l'Ukraine, qui a déjà abattu ce « drone-mère » à plusieurs reprises, des recherches sont en cours pour développer de nouvelles méthodes de défense et même créer ses propres répéteurs de drones.