L'intelligence artificielle au service de la climatologie : un partenariat prometteur
L'intelligence artificielle (IA) se dévoile comme un outil précieux pour les climatologues, qui cherchent à comprendre de manière plus fine les impacts du réchauffement planétaire.

Les modèles climatiques s'élargissent à l'aide de l'apprentissage automatique
Les modèles climatiques, qui simulent la physiologie du système terrestre à l'aide d'équations complexes, sont désormais renforcés par l'IA. Cette dernière permet de traiter de vastes quantités de données et d'identifier des patterns complexes qui aident à améliorer la précision des prévisions climatiques.
Le scientifique climatologue Zeke Hausfather, de l'organisation Berkeley Earth, a utilisé l'assistant de langage de l'entreprise OpenAI, ChatGPT, pour créer des graphiques innovants montrant l'intensité du réchauffement. Il a admis que l'IA était un outil intéressant, même si elle n'est pas encore prête à remplacer les climatologues.
Elizabeth Barnes, professeure à l'Université de Boston et spécialiste de la science des données environnementales, est plus réservée quant à la capacité de l'IA à transformer la climatologie. Elle souligne que ces outils offrent des opportunités stimulantes pour résoudre des problèmes longtemps épineux, mais qu'ils ne sont pas une transformation complète de la science.
En effet, les modèles climatiques et l'IA se complètent mieux qu'ils ne se substituent. Les premiers simulent la physique du système terrestre, tandis que les seconds peuvent inférer des valeurs pour des phénomènes à petite échelle, comme la formation des nuages, à partir de données d'entraînement.
Les assureurs, les investisseurs immobiliers et d'autres décideurs financiers cherchent désormais des estimations locales du risque climatique, comme les probabilités d'inondation, pour prendre des décisions éclairées. L'IA pourrait aider à dégrader les simulations globales à une échelle plus locale, en combinant les résultats des modèles avec des données météorologiques historiques.
Google Research a récemment
lancé Groundsource, une plateforme pour prédire les inondations rapides, qui causent plus de morts que tout autre danger lié à l'eau. Cette outil utilise le modèle de langage de grande taille de l'entreprise, Gemini, pour analyser 5 millions d'articles de presse depuis 2000 qui rapportent 2,6 millions d'inondations rapides dans 150 pays.Les chercheurs ont utilisé ces données et des modèles météorologiques entraînés par apprentissage automatique pour créer un outil accessible au public qui fournit des résultats valides à environ 82% des fois.