Les fonderies de tsmc, cible à risque pour la chine
La veille de l'anniversaire de la Révolution de 1949, les tensions géopolitiques montent d'un cran. Selon un rapport publié par The New York Times, le directeur de la CIA, William Burns, a rencontré en privé Tim Cook, le PDG d'Apple, ainsi que d'autres leaders de l'industrie tech, pour discuter du risque que représente une invasion chinoise de Taïwan. Les Américains s'inquiètent en effet de la perte de contrôle de TSMC, la plus grande usine de semi-conducteurs au monde, si la Chine parvenait à occuper l'île.

L'impact économique de la perte de tsmc
Une étude confidentielle de la Semiconductor Industry Association, consultée par le Times, prévoit que si les États-Unis perdaient accès aux fonderies taiwanaises, cela causerait la plus grande crise économique du pays depuis la Grande Dépression. Le PIB des États-Unis chuterait de 11%, selon les analystes. La situation est si grave que l'administration américaine a déjà commencé à inciter les entreprises à se diversifier en matière de production.
Apple, qui dépend entièrement de TSMC pour ses processeurs, a investi 100 milliards de dollars aux États-Unis, notamment pour l'ouverture de nouveaux ateliers de fabrication de semi-conducteurs en Arizona. Mais même si ces usines fonctionnaient à plein régime, elles ne pourraient remplacer que quelques pourcents de la production actuelle de TSMC. L'économiste Amélie Fauconnier explique :