Chine, meta coup retenté : manus, le blocage de l'ia autonome
Le gouvernement chinois a tranché : Meta devra renoncer à l'acquisition de Manus, une jeune pousse d'intelligence artificielle spécialisée dans les agents autonomes. Une décision qui sonne comme un coup de tonnerre dans l'industrie et remet en question l'ambition de la firme américaine de dominer le marché de l'IA de prochaine génération.
Un projet d'ia autonome suspendu
La Commission Nationale de Développement et de Reforme (CRDE) a ordonné la dissolution de cette opération, invoquant le non-respect de la législation. Un geste radical qui témoigne de la vigilance croissante de Pékin face aux technologies émergentes et de sa volonté de contrôler leur développement, notamment dans des domaines stratégiques comme l'intelligence artificielle.
Manus, initialement créée en Chine mais ayant transféré ses activités à Singapour en 2025, avait rapidement capté l'attention grâce à son prototype d'agent d'IA capable d'effectuer des tâches complexes de manière autonome, allant de l'analyse financière à la sélection de candidats. Une démonstration qui avait suscité l'intérêt de Meta, désireuse de se positionner au cœur de la révolution des agents d'IA.

Meta : plus qu'une simple acquisition
L'acquisition de Manus ne se limitait pas à une simple extension des capacités de Meta. Il s'agissait d'une stratégie globale visant à intégrer l'IA dans l'ensemble de ses produits, de Instagram à WhatsApp, et à développer de nouveaux outils pour ses clients. Meta espérait, en s'appuyant sur Manus, accélérer sa transformation en une entreprise « native de l'IA », réduisant sa dépendance aux développements internes et s'appuyant sur des agents autonomes pour automatiser une partie de ses opérations.
L'entreprise avait d'ailleurs affirmé, lors d'une déclaration à Business Insider, que Manus ne présenterait aucun lien avec la Chine après l'acquisition – une promesse qui semble désormais compromettue par cette décision gouvernementale. La question de la séparation des activités entre les deux entités reste cependant ouverte, et les modalités de cette séparation mériteront d'être suivies de près.

Une plateforme pré-construite
Il est important de noter que Manus avait déjà intégré ses outils de gestion publicitaire à ceux de Meta, offrant ainsi à ses utilisateurs un « analyste de publicité avec IA professionnel, directement dans leur espace de travail ». Cette collaboration, bien avancée, suggère que la dissolution de l'acquisition ne sera pas sans conséquences pour les deux entreprises. L'entreprise avait également intégré des modèles développés par Anthropic, notamment Claude, lui permettant d'accéder à une plateforme d'agents IA prête à l'emploi, sans avoir à investir massivement dans le développement de ses propres modèles.
Avec 100 millions de dollars d'ingrédients récurrents annuels et des millions d'utilisateurs, Manus représentait un atout tangible pour Meta. Selon GlobalData, cette acquisition offrait à la firme américaine un