Bankinter : l'euro digital, une priorité stratégique au-delà des solutions privées

Gloria Ortiz, directrice générale de Bankinter, a esquissé une vision claire de l'avenir des paiements numériques en Europe, mettant en lumière l'urgence de développer le euro numérique, particulièrement sa dimension maillée. Un message fort, loin des considérations purement commerciales.

Le bizum, un succès indéniable – mais pas la seule solution

Ortiz a souligné, avec une précision tranchante, que Bizum fonctionne « de maravilla », une déclaration qui, soyons francs, ne manque pas de méfiance. La direction observe une convergence croissante des systèmes de paiement instantanés à travers l'Europe, anticipant une interconnexion avant l'arrivée du euro numérique. Une logique pragmatique qui, selon elle, est plus judicieuse que de s'attendre à une adoption massive du nouveau billet.

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L'euro digital : une approche axée sur l'existant

Bankinter privilégie une stratégie de développement du euro numérique axée sur l'exploitation des infrastructures privées existantes. « Ce serait bien plus rapide et moins coûteux », explique Ortiz, « de faire des interconnexions entre les différents nœuds et d'établir des normes et des standards plutôt que de repartir de zéro. » Une approche qui, on peut le dire, évite de s'enliser dans des coûts prohibitifs et des délais excessifs.

La priorité : le maillage, pas le détail

La priorité : le maillage, pas le détail

L'objectif principal de Bankinter réside dans le maillage du euro numérique, son aspect