Amd bc-250 : une ps5 de récupération à moins de 300€

Un projet fou, une seconde vie improbable. Un youtubeur, The Phawx, a transformé une carte d’extraction de cryptomonnaies, la AMD BC-250, en une machine capable d’exécuter des jeux Steam, le tout pour un budget de seulement 299 euros. C’est une démonstration saisissante des possibilités cachées dans le matériel obsolète.

L’adn d’une console, le cœur d’une mine

L’adn d’une console, le cœur d’une mine

Ce n’est pas un simple ordinateur. La BC-250, initialement conçue pour la minage de cryptomonnaies, possède une architecture surprenante. Elle ressemble davantage à un ordinateur complet qu’à une simple carte graphique. Intégrant processeur, GPU et mémoire sur une seule carte, elle élimine la nécessité de composants séparés. Sous le capot, un APU Zen 2 à six cœurs et douze threads, surpassant même les performances de la PlayStation 5. AMD avait même prévu de la réutiliser dans un autre domaine, en retirant certaines fonctionnalités et en la destinant à un marché secondaire.

The Phawx n’a pas limité son intervention à la simple intégration du matériel. Il a dû ajouter une enceinte, une alimentation, des ventilateurs, un bouton d’alimentation et un SSD de 128 Go SATA. La gestion thermique a été un véritable défi : le dissipateur passif d’origine, conçu pour un environnement de minage, a nécessité l’ajout de ventilateurs puissants pour maintenir les températures sous contrôle. De plus, il a configuré le partage de mémoire unifiée et adapté une BIOS.

Le résultat ? Une ‘Steam Machine’ fonctionnelle, basée sur la distribution Arch Linux, CachyOS. L'interface est optimisée pour le contrôleur, offrant une expérience de jeu immersive. Les tests montrent des performances surprenantes en 1080p, avec des fréquences d'images atteignant 60 FPS dans certains jeux, grâce à l'utilisation de FSR.

Bien que ce ne soit pas une console prête à l'emploi, ce projet démontre clairement que le matériel de minage peut avoir une seconde vie. Il exige des compétences techniques, des ajustements logicielles et une attention particulière à la ventilation. Mais pour moins de 300 euros, cette machine maison prouve que l’innovation peut surgir des recoins les plus inattendus, et que l’obsolescence programmée n’est pas forcément une fatalité.