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Contenidos: llanos, wild et natcher sanctionnés pour manquements flagrants

Le veneno de la modernidad, il est toujours aussi présent. Les figures incontestables de la création de contenu, Ibai Llanos, Jordi Wild et Natcher, se retrouvent aujourd’hui sous le feu des critiques de la CNMC. Une salve d’amendes, sévères et compréhensibles, les concerne, et ce, pour un déni flagrant des règles régissant la diffusion de contenus audiovisuels en ligne.

Un excès d’audience, une responsabilité accrue

Un excès d’audience, une responsabilité accrue

La CNMC, dans un communiqué cinglant, pointe du doigt une réalité que beaucoup ignorent : la législation actuelle qualifie certains créateurs de contenu, comme Ibai Llanos, de ‘Utilisateurs d’Épérience Spéciale (UES)’. Autrement dit, des individus dont l’audience est considérable, et qui, par conséquent, sont soumis à un contrôle renforcé. On ne parle pas d’un simple blogueur amateur, mais d’une influence indéniable. C’est un peu comme si un architecte se mettait à construire des maisons sans connaître les codes du bâtiment. L’analogie est frappante.

L’affaire Ibai Llanos, en particulier, révèle une lacune regrettable. La CNMC reproche à l’influenceur l’absence de signalisation claire concernant les communications commerciales intégrées dans ses vidéos, notamment lors des événements La Velada. Il s’agissait de promouvoir des marques sans que les spectateurs puissent distinguer le contenu éditorial de la publicité. Une faille, certes, mais qui témoigne d’une négligence inacceptable. L’amende initiale de 710 euros, réduite à 568 euros en raison d’un paiement anticipé, ne saurait masquer la gravité de l’infraction.

Jordi Wild et Natcher ne sont pas épargnés. Les sanctions, respectivement de 1 543,44 euros et 1 779,94 euros, réduites après reconnaissance de responsabilité, soulignent la nécessité d’une vigilance accrue. Le cas de Natcher, avec la promotion de médicaments sans respecter les obligations légales, est particulièrement préoccupant. Une attitude qui relève d’une irresponsabilité, voire d’une banalisation des règles.

L’affaire ne se limite pas à des simples amendes. Elle interroge sur la responsabilité des créateurs de contenu, sur la nécessité d’une formation adéquate aux lois en vigueur et, plus largement, sur l’impact de la technologie sur notre société. Il est temps de passer de la fascination pour les gadgets à une réflexion plus profonde sur les enjeux éthiques et sociaux de l’innovation. La technologie ne doit pas être une excuse pour ignorer les règles.