Royaume-uni : voyage plus cher, l'eta entre en vigueur sans exception

Finis les atermoiements. Le Royaume-Uni a définitivement fermé la porte à l'entrée facile pour les visiteurs étrangers. À partir du 1er janvier, l'ETA (Electronic Travel Authorisation), une sorte de pré-autorisation numérique, devient obligatoire pour tous les voyageurs, même ceux qui se rendaient au Royaume-Uni sans visa auparavant.

Un coût supplémentaire pour les voyageurs européens

Un coût supplémentaire pour les voyageurs européens

Cette mesure, déjà en place depuis février 2026 pour certains, s'étend désormais à tous les citoyens de pays bénéficiant d'une exemption de visa. Pour les Espagnols, cela signifie un nouveau coût, 16 livres sterling (environ 18 euros) à débourser avant même de prendre l'avion. Une somme qui, selon le gouvernement britannique, pourrait grimper à 20 livres (23 euros) prochainement. L'ETA n'est pas un visa, bien qu'elle soit liée au passeport, et ne garantit en aucun cas l'entrée sur le territoire britannique, mais elle devient un sésame incontournable.

La justification officielle ? Renforcer le contrôle des visiteurs avant leur arrivée, une stratégie déjà adoptée par les États-Unis et l'Australie. L'ETA permet de vérifier, à distance, l'éligibilité du voyageur et de prévenir les risques potentiels. Mais pour le touriste moyen, cela représente un fardeau administratif et financier supplémentaire, surtout à un moment où le coût de la vie est déjà en hausse.

Le processus de demande est simple en théorie : il suffit de télécharger l'application UK ETA (disponible sur Google Play et App Store) ou de se rendre sur le site GOV.UK. Un formulaire en ligne, quelques questions sur l'identité et les antécédents du voyageur, une photo numérique récente, et hop, le tour est joué. Mais attention aux intermédiaires non officiels, souvent synonymes d'arnaques, comme le conseille vivement le gouvernement britannique. Il est recommandé de s'y prendre au moins trois jours ouvrables avant le départ, car le traitement des demandes peut prendre quelques minutes, voire plus, dans certains cas.

L'ETA est valable deux ans, ou jusqu'à l'expiration du passeport, permettant ainsi de multiples voyages sans avoir à la renouveler à chaque fois. Un avantage non négligeable, mais qui ne compense pas totalement l'effort initial.

Bien que l'ETA ouvre la porte à des séjours de moins de six mois pour le tourisme, les visites familiales, les affaires ou encore les études, elle reste limitée. Elle n'autorise pas le mariage ou l'enregistrement d'un partenariat civil, ni un séjour prolongé au-delà de six mois. Pour cela, il faudra toujours recourir à un visa classique. Le Brexit a-t-il raison du voyage ? L'ETA en est un symptôme inquiétant.