Pentagone révèle le coût caché de la guerre en iran : 25 milliards de dollars déjà engloutis
Le silence est brisé. Le Pentagone a officiellement dévoilé le prix exorbitant de son engagement en Iran, une somme colossale de 25 milliards de dollars déjà dépensée depuis le début des opérations militaires le 28 février. Une révélation qui sème le doute sur les justifications invoquées pour justifier une intervention aussi coûteuse.

Un budget de guerre explosif, des chiffres qui dépassent les prévisions
L’intervenant provisoire, Jules Hurst, s’est présenté devant le Comité des services armés de la Chambre des représentants, accompagné du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth. La principale part de ce budget massif – environ 80% – est attribuée aux munitions. Mais Hurst s’est montré évasif sur les détails précis de cette estimation, refusant de quantifier les coûts de reconstruction dans la région ou d’intégrer les dépenses indirectes. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal, déjà alerté par Bloomberg, avait anticipé une sous-estimation de « 2 milliards de dollars par jour », une projection déjà alarmante.
L'annonce remet en question l'argument du Pentagone selon lequel un budget de 1,5 billion de dollars est nécessaire pour corriger des années de sous-financement. Le ton employé par Hegseth, loin d'être conciliant, a rapidement dégénéré en accusations virulentes, visant l'opposition comme « l'ennemi suprême » et interrogeant directement un législateur démocrate sur ses alliances.
L'OTAN n'a pas non plus été épargnée. Hegseth a dénoncé un manque de soutien « inadmissible », promettant de le « se souvenir ». Cette situation se produit alors que les élections de mi-mandat approchent à grands pas, et que l’approbation publique de ce conflit est alarmante : seulement 34% des Américains soutiennent l’opération, une baisse significative par rapport aux 38% enregistrés il y a quelques mois.
Le coût de la guerre se répercute déjà sur le pouvoir d'achat des citoyens, avec une flambée des prix de l'essence et des engrais, directement liée à la fermeture du Golfe Persique. Adam Smith, le représentant démocrate de plus haut rang au comité, résume lucidement la situation : « Quels sont les objectifs ? Nous avons déjà vu les coûts. » Un bilan qui ne cesse de se creuser et qui met en lumière l’ampleur des conséquences financières et géopolitiques de cette guerre.